Cholestérol : sus au LDL !

[09 novembre 2005 - 00h00]

LDL, retenez ces trois lettres, vous en entendrez de plus en plus parler. Le LDL-cholestérol – celui qu’on appelle le mauvais cholestérol – est aujourd’hui la référence.

Le cholestérol circule dans le sang, enrobé de protéines qui le rendent soluble. Entre autres les LDL (pour Low Density Lipoproteine). Problème : ces protéines de faible densité ont tendance à déposer le cholestérol sur la paroi des artères. Lesquelles avec le temps, finissent par se boucher. D’où la nécessité de faire son bilan lipidique et de surveiller de près son LDL s’il n’est pas normal et si on est à risque. C’est-à-dire après 50 ans pour un homme, 60 ans pour une femme…

A l’âge vous ne pouvez rien. Mais si vous fumez, si vous avez des kilos en trop … là, vous pouvez agir ! Ou encore si vous avez du diabète, de l’hypertension artérielle et naturellement si vous avez été victime d’une maladie cardiovasculaire. L’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) a publié de nouvelles recommandations plus strictes : en l’absence de tout facteur de risque, le LDL doit être inférieur à 2,2 g/l. Avec un facteur de risque la limite acceptable descend à 1,9 g/l, puis à 1,6 g/l pour deux facteurs de risque et… 1,3 g/l lorsqu’il y en a trois. Quant aux patients à haut risque, ils doivent rester sous la barre de 1 g/l.

Or déplore le Pr Philippe Amouyel (Institut Pasteur, Lille)  » plus le niveau de risque augmente, moins l’équilibre est obtenu « . Pourtant, les armes ne manquent pas : d’abord une bonne hygiène de vie – qui fait la chasse aux graisses animales et restaure un minimum d’activité physique. Ensuite l’arme des médicaments : en premier lieu les statines qui limitent la production de cholestérol par le foie, et quand celles-ci sont insuffisantes, une nouvelle arme, l’ezetimibe, qui bloque son absorption au niveau de l’intestin, réalisant ainsi un barrage des deux sources principales de cholestérol dans l’organisme.

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