L’hygiène ? Ne vous en lavez pas les mains !

[05 avril 2007 - 13h05] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h29]

Gastro-entérites, zoonoses transmises par nos animaux familiers mais aussi SRAS, Chikungunya… L’hôpital n’est pas le seul lieu où l’hygiène soit un must absolu. Et les professionnels ne sont pas les seuls non plus, à qui rappeler inlassablement l’importance d’une propreté scrupuleuse !

La question n’est pas neuve… Un médecin hongrois, Ignace Semmelweiss, avait le premier compris en 1848 pourquoi les parturientes de son hôpital à Vienne, mouraient de fièvre puerpérale ou de tétanos. Il imposa aux médecins de se laver les mains et d’enlever la tenue avec laquelle ils étaient venus – souvent à cheval – avant d’entrer en salle de travail… Ce qui lui valut d’être exilé à Pest – aujourd’hui l’un des quartiers de Budapest – où il mourut aliéné…

Frédéric Saldmann, qui vient de consacrer un ouvrage tout entier aux « nouvelles règles de l’hygiène », n’a donc rien inventé dans ce domaine. Mais il vit moins dangereusement que Semmelweiss… Il prend toutefois la question dans sa globalité, et en la considérant sous l’angle que nous imposent les conditions de la vie moderne. Si nos moyens de lutte contre la maladie sont sans commune mesure avec ceux du XIXème siècle, les risques de contamination sont également multipliés : voyages internationaux, robots culinaires, diffusion des aliments exotiques, développement de la vie en communauté… Quand vous aurez lu ces quelques pages c’est sûr, vous ne vous en laverez plus les mains ! On s’en lave les mains, par le Dr Frédéric Saldmann. Flammarion éditeur, 248 pages, 17 €

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