Selon un travail mené par l’American Academy of Pediatrics, les premiers signes de puberté chez les garçons se manifesteraient de manière toujours plus précoce. Ils apparaitraient aujourd’hui entre six mois et deux ans plus tôt qu’au début des années 90, période où ils étaient « fixés » en moyenne à l’âge de 11 ans et demi.
Les auteurs ont travaillé à partir des données récoltées auprès de 4 131 petits Américains. Comme signe de leur puberté, ils ont retenu le développement de la taille des testicules. Résultat : avec plus d’un an d’avance sur les hispaniques et les caucasiens, les garçons d’origine afro-américaine sont les plus précoces. Ces données confirment celles qui ont été recueillies auprès d’une population de filles, dans le cadre de l’expertise collective de l’INSERM. Les auteurs avaient alors démontré que le développement mammaire et l’apparition des poils pubiens intervenaient plus tôt aujourd’hui qu’hier. Dès l’âge de 8 ans même, chez certaines filles !
Si l’équipe américaine qui a travaillé sur des garçons, ne s’est pas précisément intéressée aux causes de cette précocité, elle avance toutefois quelques pistes. Elle pointe notamment les changements d’habitudes alimentaires, la sédentarité ou encore des facteurs environnementaux. Pour le Pr Marcia E. Herman-Giddens, auteur principal de ce travail, « il est essentiel de mener d’autres recherches pour identifier les causes de cette évolution ».
Aller plus loin : Lire l’intégralité de l’expertise collective de l’INSERM.
Source : American Academy of Pediatrics, 20 octobre 2012
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