Sac à dos : les écoliers ne lui disent (toujours) pas merci !

[04 mars 2010 - 14h49] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h37]

Douleurs et déformations dorsales de nos chères têtes blondes (ou brunes) sont souvent attribuées au poids excessif des sacs à dos qu’ils emmènent à l’école. Des examens du rachis, menés par une technique originale d’IRM, sembleraient confirmer cette hypothèse. Mais les apparences peuvent être trompeuses…

Une équipe de San Diego en Californie, a examiné 8 enfants par IRM en position debout, alors qu’ils portaient un sac à dos de charge progressivement croissante. Les poids ainsi portés (pendant une dizaine de minutes à chaque fois), ont représenté successivement un peu moins de 10%, 20% et 30% de leur poids corporel.

Quelle que soit la masse, les auteurs ont constaté une compression des disques intervertébraux, ainsi qu’une asymétrie du rachis lombaire. Des douleurs dorsales sont également apparues, dont l’intensité a augmenté avec le poids. La persistance de ces effets, après retrait du sac à dos, n’a pas été mesurée.

Huit enfants, ce n’est pas un bien gros échantillon, mais la possibilité d’utiliser l’IRM en position debout pour la première fois éclaire cette question d’un jour nouveau. Que penser de ces résultats ? Pour le Pr Yves Maugars, (Service de Rhumatologie au CHU de Nantes), « il faut se méfier des conclusions hâtives. Les disques sont sensibles au mouvement et aux pressions, et ils ont besoin de contraintes pour ne pas s’atrophier. Ce sont les « mauvaises » contraintes, celles qui se font hors de l’axe du corps qui peuvent entraîner des lésions du disque. »

Selon lui donc, il serait plus pertinent de déterminer à partir de quelle charge et de quelle répétition dans le port des cartables les disques seraient ainsi lésés. Une donnée qui, à ce stade, fait encore défaut…

En l’absence de casiers dans l’école de votre enfant, commencez donc par bien choisir son cartable. Attention à la fausse bonne idée du cartable à roulettes : difficile à manier, surtout en cas d’escaliers à monter ou à descendre, il entraîne aussi des postures asymétriques qui font travailler le rachis en torsion !

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