Le HDL-cholestérol paraît mériter de mieux en mieux son surnom de « bon cholestérol » ! Une équipe de l’INSERM vient en effet de démontrer l’importance de son rôle dans la prévention du déclin cognitif après 60 ans. Un taux insuffisant de HDL-cholestérol dans le sang augmenterait en effet sérieusement le risque de démence.

L’équipe d’Archana Singh-Manoux de l’unité INSERM 687, a suivi près de 3 700 fonctionnaires britanniques pendant 5 ans. Agés d’une soixantaine d’années, ces derniers étaient tous indemnes de démence à l’inclusion dans l’étude. Tous ont subi plusieurs prélèvements sanguins entre 1999 et 2004, afin de mesurer leurs taux de HDL-cholestérol, de LDL-cholestérol (le « mauvais » cholestérol) et de triglycérides. Un test de la mémoire a également été pratiqué.

Résultat, les personnes qui présentaient le plus faible taux sanguin de HDL-cholestérol (soit moins de 40mg par décilitre) ont été affectées d’un déficit cognitif plus important (27% de plus en fait) que le reste de la cohorte. Et au bout de 5 ans, ceux dont le taux de HDL cholestérol avait encore diminué ont vu leur déficit cognitif augmenté de… 53%.

« Cette étude a mis en évidence un lien net entre HDL-cholestérol et apparition d’un déclin cognitif, y compris en tenant compte de nombreux facteurs susceptibles de conduire à une démence (événements cardiovasculaires, consommation d’alcool…) » estime Archana Singh-Manoux. Or le déclin cognitif est la première étape vers la démence sénile… Après ses bénéfices cardiovasculaires, le HDL-cholestérol révèle donc un nouveau visage : celui d’un gardien de notre santé neurologique !

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