La situation sanitaire en Syrie, se dégrade de jour en jour. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient ainsi de condamner les attaques visant les hôpitaux et services de santé dans le pays, demandant un arrêt des violences. Ce n’est pas le premier avertissement du genre, mais c’est bien la première fois que la santé fait ainsi irruption dans le conflit civil qui ravage le pays.
« L’escalade récente du conflit a provoqué des dégâts considérables à travers le pays, limitant l’accès aux services de santé essentiels » souligne l’OMS. Celle-ci vient de procéder à une estimation des dégâts touchant le système de santé local. Au total, 67% des hôpitaux publics ont été affectés par les violences. Et près du tiers (29%) sont hors d’usage. Sur les 520 ambulances que compte le pays, 271 ont en été endommagées et parmi elles, 177 ne sont plus opérationnelles.
« Alors que les hôpitaux sont actuellement surchargés, il est vital que les services de santé et les personnels soignants puissent fournir des soins dans un environnement sécurisé », fait savoir l’OMS. L’Organisation appelle donc les parties à cesser les violences, pour assurer aux patients un accès sûr aux soins. Rappelons à ce titre que la Convention (IV) de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, du 12 août 1949, a pour objet principal de protéger les hôpitaux civils.
Source : OMS, 15 octobre 2012
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