Vitamine B, oméga 3 : plus de cancers chez les femmes ?

[27 février 2012 - 09h45] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h50]

Dans le but de prévenir la récidive de certaines maladies cardiovasculaires, une équipe de l’INSERM s’est penchée sur le bénéfice éventuel que pourrait apporter une supplémentation en vitamines B, et en acides gras insaturés de type oméga 3. Surprise, celle-ci n’aurait pas les mêmes effets chez l’homme et chez la femme. Le métabolisme des œstrogènes – les hormones féminines – pourrait jouer un rôle à ce niveau.

Valentina Andreeva, Pilar Galan et leur équipe, de l’Unité mixte de recherche en épidémiologie nutritionnelle de l’INSERM (Paris 13) sont à l’origine de cette étude publiée la semaine dernière dans les Archives of Internal Medicine.

Leur objectif : « Vérifier l’intérêt d’un apport supplémentaire en vitamines du groupe B et en oméga 3 dans la prévention de la récidive d’infarctus ou d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) » nous indique le Dr Valentina Andreeva, auteur principal de l’étude.

Pour cela, 2 500 patients de 45 à 80 ans ont été choisis. Tous avaient survécu à un événement cardiovasculaire – infarctus du myocarde ou AVC – survenu dans les 12 mois précédant le début de l’étude.

Un risque de cancer différent

« Ni la supplémentation en vitamine B ni celle en oméga 3 n’ont eu d’impact sur la survenue de cancers chez les hommes. A l’inverse, les femmes ont présenté un risque plus élevé » soulignent les auteurs. Ils peinent aujourd’hui, à expliquer la relation de cause à effet qui pourrait exister en la matière.

Selon le Dr Valentina Andreeva en effet, «les mécanismes sous-jacents ne sont pas clairs. Mais un effet sur le métabolisme des œstrogènes pourrait être en cause ». Elle conclut sur la nécessité de poursuivre leurs études, afin de confirmer ou d’infirmer ces résultats initiaux.

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