Vous avez dit « accident vasculaire »…

[05 septembre 2005 - 00h00]

L' »accident vasculaire » dont a été victime le chef de l’Etat est très probablement un accident vasculaire cérébral (AVC), même si l’expression n’a pas été utilisée dans les communiqués officiels. L’AVC, c’est une « attaque cérébrale ».

Il peut avoir plusieurs causes et revêtir plusieurs formes. Lorsqu’il est dû à la présence de bouchons ou caillots dans les artères cérébrales ou carotidiennes, il est ischémique et provoque une sorte d’infarctus cérébral. Un accident ischémique « transitoire » (AIT) est ainsi qualifié lorsque les symptômes cèdent dans les 24 heures, sans séquelles. Enfin l’accident vasculaire cérébral hémorragique est provoqué par la rupture d’un vaisseau.

Les AVC ischémiques sont les plus fréquents, avec 80% des accidents. Comme les AVC hémorragiques ils entraînent une interruption de l’irrigation cérébrale, avec des conséquences très diverses selon la zone atteinte: paralysie plus ou moins étendue, perte ou troubles de la parole ou de la vision.

Dans les accidents ischémiques transitoires (AIT) « l’attaque » dure une poignée de secondes ou quelques minutes, comme les troubles qui l’accompagnent: paralysie brève, perte de la parole ou problème de vision. Concrètement, cela signifie que l’artère s’est bouchée avant de se… déboucher. Il s’agit pourtant d’une alerte sérieuse. L’AIT constitue donc aussi une grande urgence médicale.

Rappelons les facteurs de risque d’AVC, par ordre décroissant d’importance : l’hypertension artérielle (HTA), certaines maladies du coeur, diabète, tabagisme, excès de cholestérol, alcoolisme. Très fréquent ( 120 000 cas par an) l’AVC frappe aussi des sujets jeunes : 10% des cas surviennent chez des moins de 45 ans.

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