Que renferment les cigarettes électroniques?

20 novembre 2013

L’innocuité des cigarettes électroniques poser toujours question. ©OFT

L’Union internationale contre la Tuberculose et les Maladies respiratoires appelle à la régulation du marché de la cigarette électronique. Au cours de la 44e Conférence internationale de cet organisme qui se tenait récemment à Paris, ses membres ont toutefois pointé du doigt l’absence de données scientifiques fiables.

« De nombreux vendeurs de cigarettes électroniques vantent ce produit comment étant une alternative saine », indique dans un communiqué l’Union. « Leurs messages marketing veulent faire croire que l’absence de nocivité a été démontrée, pour les consommateurs comme pour ceux qui y sont exposés ». Or selon une étude menée par cet organisme, il n’en est rien.

« Aucune étude scientifique n’a démontré l’absence de nocivité de ces produits. Par ailleurs, différents tests ont indiqué l’existence d’écarts importants des taux de nicotine et autres substances chimiques entre les différents produits ». Aujourd’hui, l’absence de régulation ou de contrôle signifie pour l’Union que « les consommateurs n’ont aucun moyen de connaître la composition exacte des produits qu’ils achètent ». Ce n’est pas tout. « Les substances chimiques contenues dans les cigarettes électroniques n’ont pas été entièrement dévoilées et aucune donnée précise n’existe sur les substances libérées par ces produits. »

Autant d’arguments déjà mentionnés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), au mois de juillet. « Les risques potentiels pour la santé des utilisateurs demeurent indéterminés. Elle déconseille aussi le recours à la cigarette électronique et dénonce également le manque de données scientifiques, relatives à la sécurité d’emploi de ce produit.

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot

  • Source : Union internationale contre la Tuberculose et les Maladies respiratoires, 3 novembre 2013

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