Cancers : les essais cliniques, ça marche !

[02 avril 2012 - 16h05] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h50]

Les Français sont de plus en plus nombreux à intégrer les essais cliniques lancés en cancérologie. Entre 2008 et 2010, une augmentation de plus de 50% du nombre de patients inclus dans ces études a été observé par l’INCa. Un résultat supérieur aux objectifs fixés par le Plan Cancer 2009-2013 ! C’est évidemment une très bonne nouvelle pour la recherche… mais aussi pour les patients. Ces derniers en effet, accèdent ainsi plus précocement à l’innovation médicale.

« Grâce au développement de l’offre d’essais cliniques, à une meilleure information des professionnels et des patients, la participation aux essais cliniques en cancérologie a dépassé la cible fixée par le Plan Cancer 2009-2013 », se félicite l’Institut national du Cancer (INCa). L’objectif pour 2013, établi à 33 000 patients, a été dépassé… dès 2010. Cette année-là en effet, 34 000 malades ont participé à des essais, contre 22 000 en 2008. Soit une augmentation de 57%. Mieux encore : les établissements de soins de proximité – les centres hospitaliers non universitaires et les équipes libérales – ont quant à eux doublé, voire parfois triplé le nombre de patients inclus.

Un registre accessible à tous

Les campagnes nationales menées ces dernières années semblent avoir amélioré l’image des essais cliniques auprès du public. De plus, afin de booster la participation des patients, le nombre total de personnels affectés à ces derniers a été multiplié par 3 entre 2008 et 2010.

Enfin, l’INCa a mis en place un Registre des Essais cliniques français en Cancérologie (RECF). Cet outil permet de lister les essais et d’afficher les sites d’investigation. Les patients peuvent ainsi s’informer plus facilement. Accessible librement sur Internet, il recense à ce jour, plus de 1 370 essais.

Aller plus loin :
- Consultez le registre des essais cliniques français en cancérologie (RECF) ;
- Consultez le Bilan national des activités en recherche clinique 2003-2010 de l’INCa.

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