Pour faire progresser le dépistage et améliorer la prise en charge du diabète, la France va-t-elle se rallier prochainement aux nouveaux critères de définition de la maladie, basés sur la mesure du taux de sucre dans le sang et proposés depuis 1997 par l’OMS et l’American Diabetes Association?

Si c’est le cas, on fera la distinction entre:

• l’état diabétique quand la glycémie dépassera 1,26 g/l à jeun ou 2 g/l deux heures après avoir absorbé 75 g de glucose;
• l’absence de diabète pour une glycémie inférieure à 1,10 g/l à jeun ou à 1,4 g/l après une charge de glucose;
• des valeurs intermédiaires traduiront des «anomalies de la glycorégulation » qui inciteront à une surveillance régulière.

Parce que le diabète est une maladie qui peut rester méconnue pendant des années alors qu’elle pourrait être traitée, la glycémie à jeun devrait être pratiquée plus largement. Au moins une fois par an chez toute personne à partir de 45 ans, dans les familles à risque, en cas d’obésité, chez les mères ayant eu des nouveau-nés de fort poids de naissance, chez les hypertendus et tous ceux qui ont des troubles lipidiques. La glycémie à jeun devrait être pratiquée plus largement. Au moins une fois par an chez toute personne à partir de 45 ans.

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