Un patient sur trois est victime de nausées et de vomissements post-opératoires. Des désagréments qui compliquent les suites et augmentent les coûts d’hospitalisation. Tong Gan, anesthésiste au Duke University Medical Center aux Etats-Unis, prône le dialogue entre médecins et patients pour diminuer les effets secondaires d’une opération.

Selon lui, le médecin devrait systématiquement mettre en place une stratégie thérapeutique adaptée à chaque patient. Celle-ci comprendrait des traitements reposant sur des anti-émétiques ou l’acupuncture pour diminuer le stress. Or comme le souligne Tong Gan, « les médecins ne prêtent pas assez attention aux effets secondaires. Ils considèrent que ces répercussions à court terme de l’opération disparaîtront rapidement. »

De nombreuses études ont montré que nausées et vomissements représentent des facteurs majeurs d’insatisfaction pour les patients. Et cela d’autant plus que ces effets secondaires peuvent être à l’origine d’une réhospitalisation.

Gan insiste donc pour que chaque médecin identifie les principaux facteurs de risque : les caractéristiques du patient, le type d’opération, la méthode anesthésique choisie. Enfin toujours selon lui, les femmes les jeunes et… les non-fumeurs représentent des populations à risque accru de nausées et de vomissements.

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