Les salmonelloses à la baisse en Europe

[22 mars 2012 - 16h06] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h50]

Le dernier rapport annuel sur les zoonoses et les foyers de toxi-infections alimentaires dans l’Union européenne (UE) vient d’être rendu public. Réalisé conjointement par l’Autorité européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) et le Centre européen pour la Prévention et le Contrôle des Maladies (ECDC), il traduit pour la sixième année consécutive, un recul des cas humains de salmonelloses. En revanche les campylobactérioses provoquées par les bactéries du groupe campyloacter jejuni, s’inscrivent à la hausse.

Selon l’Institut national de Recherche agronomique (INRA), une zoonose « comprend des maladies transmises directement entre animaux et hommes mais aussi indirectement via, par exemple, des denrées alimentaires d’origine animale lorsque les animaux en constituent les réservoirs ».

Plus de 5 000 foyers de toxi-infections

Le rapport conjoint de l’EFSA et de l’ECDC relève donc, que 5 262 foyers de toxi-infections alimentaires ont été enregistrés dans l’UE en 2010. Ces derniers ont concerné 43 000 malades et entraîné la mort de 25 d’entre eux. Les chiffres réels cependant, pourraient « s’avérer plus élevés en raison de la sous-déclaration » de ces intoxications. L’origine la plus souvent identifiée pour ces foyers, est une infection par des bactéries du groupe Salmonella (31 % de la totalité des foyers) et des virus de type norovirus dans 19 % des cas. Les sources les plus importantes de toxi-infections alimentaires étaient les œufs et les produits à base d’œufs, et les plats préparés présentés sous forme de buffet.

Les salmonelloses en baisse

Le document souligne également, une diminution des cas humains de salmonelloses. Ce recul est attribué au « succès du programme de contrôles dédiés dans l’UE » explique Claudia Heppner, représentante de l’EFSA. Les salmonelles à l’origine de l’intoxication, provoquent le plus souvent des crampes, de la fièvre, des diarrhées et des douleurs abdominales. Elles sont surtout présentes dans les volailles poulet et dinde notamment. Plus de 99 000 cas humains ont été observés en 2010 dans l’Union européenne, contre 108 618 en 2009.

Les campylobactérioses à la hausse

En revanche, depuis 2005, les campylobactérioses demeurent les zoonoses les plus fréquentes chez l’homme. En 2010, pas moins de 212 064 cas humains ont été signalés, soit une augmentation de 7% par rapport à l’année précédente. Rappelons que ces infections peuvent être contractées après ingestion de poulet ou de porc insuffisamment cuits. Elles se caractérisent, entre autres, par des diarrhées, la survenue de fièvre et des vomissements.

Le rapport donne enfin un aperçu des autres maladies d’origine alimentaire. Le nombre de cas humains de Shiga toxin-producing E. coli (STEC) par exemple, ont augmenté depuis 2008. Leur nombre s’est ainsi élevé à 4 000 cas en 2010. Quant aux infections à bactéries du groupe listeria, elles ont-elles aussi enregistré une légère baisse chez l’homme.

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