Près d’un sujet sur quatre souffrant de phobie sociale – c’est le nom politiquement correct de la timidité… – se laisse aller à une consommation abusive d’alcool… Y a-t-il une relation de cause à effet ? En Italie, le Dr Perugi a suivi 153 patients atteints de phobie sociale, qu’il définit comme « une maladie caractérisée par une grande timidité associée à la peur du regard des autres. » De la timidité, quoi… Et finalement, il a découvert que ces patients étaient particulièrement exposés au risque alcoolique…

Au total, un patient sur cinq présentait des antécédents d’alcoolisme dans l’année précédente ! L’explication avancée est des plus simples. D’après l’auteur, l’effet déshinibiteur de l’alcool aiderait ces patients à contourner les difficultés sociales.

Il a également découvert que ces patients, phobiques grands consommateurs d’alcool, souffraient davantage que les autres de ce qu’il est convenu d’appeler des troubles bipolaires. Lesquels sont caractérisés par une alternance de périodes dépressives et euphoriques parfois décrites sous le nom de syndrome maniaco-dépressif. Des études complémentaires sont prévues pour mieux cerner la genèse des associations de ces trois composantes : phobie, consommation d’alcool et troubles bipolaires. Affaire à suivre donc…

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