Sucre ou sucres ?

[09 septembre 2003 - 00h00]

Alors singulier ou pluriel ? Si vous savez désormais comment « freiner sur les sucres rapides et booster sur les sucres lents » (voir la fiche pratique que vous avez reçue la semaine passée), nous vous proposons cette semaine de vous arrêter un instant sur la définition de ce mot sucre.

Au pluriel, les sucres sont les glucides (du terme grec glukos : doux), qui constituent à côté des protides et des lipides, l’un des trois principaux nutriments de l’organisme humain.

Ces glucides englobent des substances fort diverses allant de la cellulose (employée pour la fabrication du papier et des textiles) au saccharose – le sucre proprement dit – en passant par les amidons (féculents) et le glucose. S’agissant des glucides solubles dans l’eau, aisément assimilables par l’organisme et conférant aux aliments une saveur spécifique, universellement appréciée par l’homme, on dit qu’ils sont sucrés.

L’appellation sucre au singulier, désigne par convention le saccharose. C’est un corps solide, blanc ou roux, brillant, cristallisé. Le saccharose est dans notre alimentation le plus utilisé des sucres dits « rapides », c’est-à-dire directement assimilables. Sa production exige un traitement assez complexe. Cependant, elle est parfaitement au point à partir de deux végétaux de base : la canne à sucre et la betterave sucrière.

Depuis longtemps les hommes ont cherché dans la nature des aliments sucrés. Ils les ont trouvés dans la sève des plantes et dans les fruits riches en glucose (particulièrement les raisins, les figues et les dattes). Mais le glucose sucré par excellence a été, jusqu’à l’ère du sucre transformé, le miel, nectar des dieux.

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