Un Coeur pour la Paix, une main qui se tend…

[14 mars 2012 - 09h35] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h50]

Woel Farrah est médecin échocardiographiste en Cisjordanie. Pour la première fois de sa vie, il y a quelques jours, il a quitté sa terre pour un voyage en France. Il s’y est joint à une réunion de l’association Un Cœur pour la Paix, qui présentait son bilan d’étape au Sénat, après six années d’existence. Celle-ci qui participe au financement d’interventions chirurgicales sur des petits Palestiniens atteints de malformations cardiaques congénitales à l’Hôpital Hadassah de Jérusalem, forme également des médecins. Et par exemple Woel Farrah. Cette « main tendue vers la paix » doit permettre aux populations palestiniennes de conquérir leur indépendance dans le dépistage voire la prévention de ces malformations.

« L’hôpital Hadassah a été créé en 1912 », nous explique le Pr Jean-Jacques Rein, qui en dirige le service de cardiologie pédiatrique. « Sa tradition a toujours été de prendre en charge tous les patients, quelles que soient leur nationalité et leur religion. Avec l’association, nous nous inscrivons dans cette ligne ».

Un Cœur pour la Paix est une association de droit français, qui cofinance les interventions chirurgicales dont bénéficient ces jeunes Palestiniens. Ils sont opérés à Jérusalem, par des médecins israéliens. Toutefois, l’association forme aussi des médecins locaux, sur place. « Nous sommes opposés au fait que des médecins viennent opérer puis repartent », poursuit Jean-Jacques Rein. « Notre façon de procéder, c’est de former des compétences là où elles se trouvent. Et là où elles font défaut ».

Des interventions chirurgicales et des transferts de compétences

Le Dr Woel Farrah en est un exemple emblématique. Dans les mois qui viennent, il prendra d’ailleurs ses fonctions dans un tout nouveau centre de dépistage et de traitement en cardiologie pédiatrique, prochainement ouvert en Cisjordanie.

Témoin privilégié de ce bilan d’étape, le Pr Alain Grimfeld, président du Comité consultatif national d’Ethique (CCNE), est très respectueux du travail effectué. « Un Cœur pour la Paix met en pratique les bases de l’éthique des sciences de la vie et de la santé. A savoir la bienfaisance, la justice, l’autonomie – qu’elle confère aux enfants – et la solidarité bien sûr. C’est un exemple à imiter, et à promouvoir »,nous a-t-il expliqué.

Pour le Dr Muriel Haïm, présidente-fondatrice d’Un Cœur pour la Paix, « le but est que notre association disparaisse. Cela signifiera que nous aurons pleinement réussi ce transfert de connaissances ». En attendant, pour en savoir davantage sur cette association et lui adresser des dons, rendez-vous sur www.uncoeurpourlapaix.org/fr/ .

Partager cet article