VIH/SIDA en France : inquiétudes sur les groupes à risque

[09 septembre 2010 - 10h12] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h40]

En France, la population homosexuelle masculine est toujours en première ligne de l’épidémie à VIH/SIDA. Le taux de contaminations par le VIH y est en effet 200 fois supérieur à celui de la population générale.

Les contaminations lors de rapports hétérosexuels pour leur part, n’ont pas ralenti pour autant, les migrants originaires d’Afrique sub-saharienne représentant 23% des nouvelles infections. Cette situation « illustre la nécessité de mettre en place des outils de prévention adaptés à ces populations à risque », constatent les auteurs de ce travail sous l’égide de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), et publié dans le Lancet Infectious Diseases.

En 2008, près de la moitié des nouvelles contaminations en France – 48% précisément – ont concerné des homosexuels. Cette population reste donc la plus sensible à l’épidémie de VIH/SIDA, d’après les auteurs. Rappelons que le nombre total de nouveaux cas avait baissé de 22% entre 2003 et 2008, passant de 8 930 à 6 940. Une autre population est particulièrement sensible : celle des immigrés, notamment originaires d’Afrique subsaharienne. En 2008, ils ont représenté 45% des nouvelles infections par contacts hétérosexuels.

Robert D. Hogg, du Centre d’Excellence sur le VIH/SIDA de Colombie Britannique au Canada, suggère la mise en place « d’une stratégie de lutte contre l’épidémie associant des programmes dirigés vers les populations à risque, et une couverture étendue par les traitements antirétroviraux ». Le VIH n’est pas un virus comme les autres. S’il existe aujourd’hui des traitements grâce auxquels l’infection figure désormais au nombre des maladies chroniques dans les pays développés, le VIH/SIDA tue encore près de 8 000 malades par jour dans le monde.

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