VIH/SIDA : une première victoire… mais la guerre continue

[28 septembre 2010 - 16h58] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h40]

En 2009, l’accès au dépistage et aux traitements du VIH/SIDA s’est nettement amélioré dans de nombreux pays en développement. C’est ce que confirme le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA).

Toutefois, ces organisations en appellent aux pays donateurs pour qu’ils poursuivent leur effort vers un accès universel. Notamment lors de la reconstitution du Fonds mondial contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme qui doit se dérouler les 4 et 5 octobre à New-York, aux Etats-Unis.

Du mieux dans la prévention, le traitement et la prise en charge des malades du VIH/SIDA dans 144 pays. Parmi ces derniers, 15 états dont le Botswana, le Guyana et l’Afrique du Sud sont parvenus à fournir des traitements à plus de 80% des femmes enceintes séropositives. Objectif : éviter la transmission de la mère à l’enfant. De leur côté le Brésil, la Namibie et l’Ukraine ainsi que 11 autres Etats ont pu fournir des antirétroviraux à 80% des enfants séropositifs. Enfin, 8 pays dont le Cambodge, Cuba et le Rwanda ont traité tous les adultes infectés.

L’an passé, 5,25 millions de malades ont reçu un traitement antirétroviral dans les pays en développement. Soit l’équivalent de 36% des besoins totaux et une augmentation de 1,2 million par rapport à décembre 2008. C’est la plus forte progression jamais enregistrée en une seule année. En Afrique subsaharienne, région la plus touchée par l’épidémie, le nombre de malades nouvellement traités est passé de 2,95 millions fin 2008 à 3,91 millions fin 2009.

Un bel effort… à poursuivre

« Nous sommes sur la bonne voie et nous avons identifié les solutions efficaces. Maintenant nous devons les appliquer plus largement », a indiqué le Dr Paul De Lay, de l’ONUSIDA. Pour cela, « il nous manque 10 milliards de dollars US (soit 7,4 milliards d’euros). Lors de la conférence de reconstitution du Fonds mondial, les pays auront l’occasion de redresser la situation, en faisant un investissement qui assurera l’avenir de la réponse au VIH/SIDA », a-t-il précisé.

A la veille de son troisième round de reconstitution, le Fonds mondial a développé trois scenarii possibles en fonction du montant des dons qui seront recueillis, calculés en dollars US :
13 milliards Seuls les programmes existants pourront se poursuivre ;
17 milliards. Les investissements dans les nouveaux programmes de lutte contre le VIH/SIDA seraient équivalents à ceux de ces dernières années ;
20 milliards. Le Fonds mondial pourrait mettre au point de nouveaux programmes plus performants. L’évolution vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en matière de santé, serait alors accélérée.

Différents pays ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils entendaient accroître leur participation au Fonds mondial. Le Canada, la France, la Norvège sont dans ce cas. Pour sa part, la Société internationale du SIDA (IAS) tente de convaincre l’Allemagne et la Suède, donateurs clés du Fonds, de faire de même. Une telle décision encouragerait en effet d’autres pays européens à les imiter. Fin du suspense le 5 octobre, à New York.

Accédez au rapport <a href="https://destinationsante.com/IMG/pdf/report_en(1).pdf » target= »_blank »>Vers un accès universel en anglais et le <a href="https://destinationsante.com/IMG/pdf/summary_fr(1).pdf » target= »_blank »>résumé en français.

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