Chirurgie ambulatoire : un robot « intelligent » envoie des sms aux patients

[04 avril 2018 - 15h52] [mis à jour le 04 avril 2018 à 16h59]

L’AP-HP a choisi de déléguer à un robot “intelligent” le suivi des patients après une chirurgie ambulatoire. Un chatbot pour être plus précis. Cet algorithme doté d’intelligence artificielle est capable de mimer la conversation d’un être humain. Une solution pour soulager les équipes soignantes, toujours en tension.

Vérifier que le patient prend bien son traitement, qu’il a bien noté l’heure de sa prochaine consultation … Autant de tâches à effectuer dans le cadre d’une hospitalisation ambulatoire. En effet, dans ce cas, le patient ne se trouve que très peu de temps au contact direct avec les équipes soignantes, dans l’établissement. Le reste du temps il est donc à son domicile, où il nécessite toutefois un suivi de l’équipe soignante.

C’est là qu’intervient le « chatbot » Memoquest développé par la start-up Calmedica, spécialisée dans l’utilisation de l’intelligence artificielle en santé. « Ce robot est capable d’échanger par SMS avec les patients avant et après leur hospitalisation en ambulatoire sur la base de programmes de conversations automatisées effectuées en grande partie en langage naturel », explique l’AP-HP. Il « a été expérimenté avec succès dans le service de chirurgie ambulatoire de l’hôpital Saint-Antoine ».

Les résultats sont satisfaisants du point de vue de l’établissement hospitalier puisque le robot obtient « 35% de réponse en plus, une meilleure observation des consignes et une diminution du retard des patients [par rapport à] la traditionnelle relance téléphonique ». Une automatisation des dialogues qui « va libérer un temps précieux pour les soignants », selon l’AP-HP.

Compenser le développement de la chirurgie ambulatoire

« Dans un contexte de forte augmentation de l’activité de chirurgie ambulatoire, +15,5% depuis 2014, le chatbot assure un suivi automatisé des patients à domicile et évalue leurs réponses », explique l’AP-HP. Toutefois, en cas de nécessité, les professionnels de santé (bien humains cette fois) peuvent réagir. « Les messages qui évoquent une possible complication ou une incompréhension sont transmis aux équipes médicales sous forme d’alerte », détaille l’AP-HP. « A charge pour ces dernières de rappeler le patient afin d’intervenir ou de réajuster le traitement. » Tout n’est donc pas encore automatisé.

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