Ski : attention au syndrome du deuxième jour

22 février 2016

La saison des sports d’hiver bat son plein et des milliers de skieurs dévalent les pistes avec bonheur. L’association des Médecins de Montagne tient toutefois à rappeler que ce loisir n’est pas sans risque, notamment le deuxième jour. Explications.

Le phénomène est bien connu des spécialistes, à l’image de l’association des Médecins de Montagne (MdM). Les vacances sont là. Vous quittez votre travail, direction votre station de ski préférée. Vous la gagnez le plus souvent après une longue route. D’une manière générale, vous y arrivez fatigué et manquant cruellement d’entraînement physique. Résultat, vous vous « éclatez » le premier jour et sollicitez au maximum vos muscles, vos ligaments et vos articulations.

Avec modération

Le matin du second jour, les efforts de la veille et la fatigue ne sont pas résorbés. Au début ça « tire » un peu, mais ça passe. Mais bientôt vous contrôlez moins facilement vos mouvements, vos muscles se raidissent et répondent moins bien. Vous encaissez plus difficilement les difficultés de la piste, les chutes se répètent… C’est là que l’accident vous guette !

Soyez raisonnable. Modérez vos envies de slalomer ou choisissez des parcours plus faciles. Et regagnez votre logement un peu plus tôt ce deuxième jour. Chaque matin, prenez le temps de vous échauffer avant d’attaquer les pistes, même pour le ski de fond. Pensez à boire suffisamment d’eau dans la journée. Le soir quand vous avez déchaussé, prenez un temps de repos, allongé, jambes un peu surélevées. Si possible, faites-vous faire un massage simple des mollets, des cuisses et du dos – le summum du bien-être, c’est un bain en piscine chauffée. Et n’hésitez pas à consulter un médecin si une gêne ou une douleur se prolonge. Et puis l’an prochain, attaquez votre préparation deux mois à l’avance.

  • Source : Association des médecins de Montagne, consulté le 19 février 2016

  • Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : Dominique Salomon

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