Selon un rapport de l’ONUSIDA, en 2013 dans le monde, 1, 5 million de patients sont morts du SIDA. Les décès liés à la maladie ont ainsi chuté de 35% depuis le pic de 2005. Parallèlement, les nouvelles infections à VIH ont aussi atteint leur niveau le plus bas. Des chiffres encourageants qui ne doivent pas occulter le fait que 19 millions de séropositifs ignorent encore leur statut sérologique.

Dans son rapport annuel publié ce mercredi 16 juillet, l’ONUSIDA relève que le nombre de décès liés au SIDA dans le monde a nettement reculé en 2013, avec 1,5 million de morts. Les auteurs signalent ainsi « les niveaux les plus bas de ce siècle pour les nouvelles infections à VIH, à 2,1 millions. Au cours de ces trois dernières années seulement, elles ont chuté de 13%. » Fin 2013, ils estiment en outre que 35 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde.

Ces bonnes nouvelles s’expliquent notamment par le fait qu’aujourd’hui, à l’échelle mondiale, chaque personne peut potentiellement être prise en charge. Pour preuve, en Afrique Subsaharienne – région du monde la plus touchée – près de 90% des patients qui connaissent leur séropositivité sont sous traitement antirétroviral.

Connaître sa séropositivité ? C’est bien là le défi. Les auteurs estiment que sur les 35 millions de personnes vivant avec le VIH, 19 millions ignorent encore leur statut sérologique. Dans certains pays (Fédération de Russie, l’Indonésie, le Nigéria…), « l’environnement juridique répressif, la stigmatisation ou encore le manque d’investissement dans des programmes adaptés (dépistage n.d.l.r.) » freinent la lutte contre la maladie. Résultat, ils sont confrontés à une triple menace : le fardeau élevé du VIH, une faible couverture du traitement et aucune baisse des nouvelles infections.

« Il est possible de mettre fin à l’épidémie »

Pour Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, « une mise à niveau […] est donc requise pour combler l’écart entre les gens qui connaissent leur statut VIH et ceux qui ne le connaissent pas, entre les gens qui peuvent obtenir des services et les gens qui ne le peuvent pas, et entre les gens qui sont protégés et ceux qui sont punis. »

Ainsi estime-t-il qu’il faudra « de la recherche et de l’innovation associées à des lois protectrices qui favorisent la liberté et l’égalité pour tous. Si nous accélérons l’ensemble de la mise à niveau d’ici à 2020, nous serons sur la bonne voie pour mettre fin à l’épidémie d’ici à 2030. »

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