D’après une équipe américaine, l’existence d’un syndrome métabolique peut être considérée comme un signe particulièrement révélateur du risque cardio-vasculaire chez la femme obèse. Davantage même que l’indice de masse corporelle (IMC).

Le syndrome métabolique est bien connu depuis plusieurs années. C’est un trouble qui, selon la définition qu’en donne l’OMS, est caractérisé par une résistance à l’insuline accompagnée d’au moins deux des critères suivants :

  • Une obésité abdominale, définie par un rapport du tour de taille sur le tour de hanches supérieur à 0,85 pour une femme, et 0,9 pour un homme ;
  • Un IMC ( le poids en kilos divisé par la taille en mètre, élevée au carré) supérieur à 30 ;
  • Une hypertension artérielle (tension supérieure à 14/9) ;
  • Un taux de HDL-cholestérol inférieur à 1 pour une femme, et à 0,9 pour un homme ;
  • Un taux de triglycérides supérieur à 1,7 mmol/l ;
  • Une micro albuminurie.

Dans le cadre de l’étude WISE (Women’s Ischemia Syndrome Evaluation), le Dr Steven Reis et son équipe de l’Université de Pittsburgh, ont suivi 780 femmes de 21 à 86 ans. Et ils ont découvert,  » que la présence d’un syndrome métabolique est un puissant indicateur du risque d’événement cardiovasculaire à venir. Davantage en tout cas que le seul IMC. « 

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