Certaines chimiothérapies pour cancer du sein entraîneraient des pertes osseuses rapides et parfois considérables.
Le Dr Charles Shapiro et son équipe, du Centre médical universitaire de l’Ohio, viennent de publier dans The Journal of Clinical Oncology une étude qui érige pratiquement ces chimiothérapies en facteur de risque d’ostéoporose… Ils ont suivi 49 femmes non ménopausées, traitées pour un cancer du sein en phase I ou II, c’est-à-dire assez précoce.

Evaluant régulièrement la densité minérale osseuse (DMO) de ces patientes – à 4 semaines, 6 mois et un an de traitement – les auteurs ont noté qu’au bout d’un an, la fonction ovarienne avait cessé chez 71% d’entre elles. Avec pour conséquence l’apparition des changements habituels après la ménopause.

Cette évolution était certes prévue… mais les auteurs ont été surpris de ses proportions. Chez toutes ces femmes, ils ont en effet observé une perte osseuse rapide et dramatique. Centrée pour l’essentiel sur les hanches et la colonne vertébrale, l’ostéoporose est apparue dès les six premiers mois de traitement. Et elle a continué de s’aggraver jusqu’au 12 ème mois, lorsqu’a cessé le suivi de ces patientes…

En revanche, aucun phénomène semblable chez les patientes dont la fonction ovarienne s’est maintenue… D’après Shapiro « une femme post-ménopausée non traitée enregistre habituellement une perte osseuse de 1% à 2% par an. Or dans notre étude, elles ont perdu entre 4 et 8 fois plus »…

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