HAL, le « lève-toi et marche » du XXIè siècle !

[24 février 2011 - 09h11] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h43]

Il ressemble à Robocop, à cette différence près qu’il ne s’agit pas de cinéma ! HAL est en fait un exosquelette – c’est-à-dire un « squelette extérieur » – motorisé. Il est sorti tout droit de l’imagination débordante et géniale de chercheurs japonais. Selon eux, ce « cyborg » pourrait venir en aide aux personnes handicapées, particulièrement celles à mobilité réduite. Mythe ou réalité ?

Récompensé à l’occasion du Forum des Netexplorateurs, HAL (pour Hybrid Assistive Limb) – un « membre assisté hybride », NdT – se présente comme une sorte d’armure qui « double » les membres ou certaines parties du corps : les bras, les avant-bras, les cuisses, les mollets, les pieds etc… Mais son principal intérêt réside dans le fait qu’il décuple aussi, leur force.

HALse montre capable d’interpréter les signaux envoyés aux muscles par le cerveau, et de déclencher un mouvement. Même si le muscle concerné est théoriquement condamné à l’inertie par une maladie ou à la suite d’un accident. A l’origine, ce robot était destiné à… l’ergonomie industrielle pour aider les ouvriers à porter des charges lourdes. Sa dernière version – la cinquième – est davantage orientée vers un objectif d’assistance aux personnes âgées ou à mobilité réduite.

Ainsi HAL serait-il capable d’aider certains handicapés à réaliser des gestes simples de la vie quotidienne : se lever d’une chaise, marcher, monter ou descendre des escaliers, soulever et porter des objets même lourds… Sur son site Internet, la société Cyberdyne créée autour de cette technologie, assure que « le système de contrôle autonome robotique garde en mémoire tous les mouvements élémentaires séquentiels qui composent une action ».

HAL ouvre donc la porte… à de nombreuses perspectives. Pourtant, quelques limites subsistent: doté de deux bras, deux jambes, un torse, ce nouvel ami de l’homme est relativement lourd (23kg). Et surtout ses batteries rechargeables ne lui confèrent que 2h40 d’autonomie. Quoi qu’il en soit, il cristallise toutes les questions liées au progrès technologique. Et notamment la principale : restera-t-il confidentiel, d’usage exceptionnel ? Ou sera-t-il intégré à terme, à notre vie quotidienne comme le sont la voiture ou l’ordinateur ? Patience, patience…

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