Médicaments contrefaits : le contre-feu par… SMS !

[10 février 2011 - 08h54] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h43]

En Afrique, la lutte contre les médicaments contrefaits passe également par… le téléphone portable. Au Ghana par exemple, l’organisation a but non-lucratif M-Pedigree vient en effet de créer un ingénieux système permettant d’authentifier un médicament en circulation. Et de rassurer les patients. Explications.

A l’image de la France, la plupart des pays industrialisés se sont dotés de systèmes de contrôles pour leur marché du médicament. Ces derniers ne laissent théoriquement pas de place aux fausses molécules dans les réseaux traditionnels de distribution.

En revanche, dans de nombreux pays en développement la situation est toute autre. A tel point que la contrefaçon médicamenteuse constitue un problème majeur de santé publique, à l’origine chaque année de dizaines de milliers de morts, principalement en Afrique et en Asie.

Dans ce contexte, la mise au point d’un système qui permet d’authentifier les médicaments peut véritablement sauver des milliers de vie. C’est en effet ce que propose l’ONG M-Pedigree. Celle-ci incite en effet toute personne ayant en sa possession une boîte de médicaments à lui communique par SMS le numéro figurant sur l’emballage. Dans les minutes qui suivent, le système génère un nouveau SMS garantissant l’authenticité du produit en question… ou signalant qu’il s’agit d’une contrefaçon.

La communication est bien entendu gratuite pour le patient. M-Pedigree dispose par ailleurs du soutien des « principaux opérateurs de téléphonie mobile présents en Afrique ainsi que des laboratoires pharmaceutiques », assurent ses représentants.

Pour l’heure, cette plate-forme fonctionnerait seulement au Ghana et au Kenya. Elle vient en outre d’être primée à l’occasion du quatrième Forum Netexplorateur, organisé sous l’égide de l’UNESCO. Pour en savoir davantage sur M-Pedigree, rendez-vous sur www.mpedigree.net (site en anglais seulement).

Aller plus loin : Aide-mémoire n°275 de l’OMS sur les Médicament contrefaits (janvier 2010)

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