Le « petit-lait » correspond à ce liquide séreux transparent, jaune pâle, qui apparaît après la coagulation du lait, lors de la fabrication du fromage. Les scientifiques parlent également de « lactoserum ». Une équipe indienne met en évidence son « potentiel thérapeutique ».

Le lactoserum n’est plus considéré comme un « sous-produit » issu de la fabrication de fromages ». Au cours des dix dernières années, il est devenu un ingrédient laitier à part entière. Comme l’explique FranceAgriMer,  établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, « cette évolution est due à un changement dans l’utilisation qui en est faite : autrefois utilisé en alimentation animale à l’état liquide, il est maintenant un ingrédient utilisé pour la fabrication de poudre de lait infantile ou en chocolaterie ».

A la Amity University d’Uttar Pradesh, dans le nord de l’Inde, le Pr Charu Gupta et son équipe se sont plongés dans la composition du lactosérum afin d’en étudier ses éventuels bienfaits pour la santé. Les scientifiques confirment la richesse en lactose, en protéines sériques et encore en vitamines B3, B5, B9 et C.

Kéfir, yogourts…

Les auteurs citent également des composés comme des immunoglobulines, de la lactoferrine et autres lactoperoxydases, caractérisées par leurs vertus antivirales et antibactériennes. Le lactoserum renferme aussi de la sphingomyéline qui permettrait de prévenir le cancer du côlon. Sans oublier ses vertus prébiotiques bien sûr.

En pratique, ils citent des aliments comme le kéfir et les yogourts. Dans son rapport sur Le lait et les produits laitiers dans la nutrition humaine, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souligne également que le lactoserum représente « un produit d’addition particulièrement approprié pour enrichir les aliments ou les régimes pauvres en protéines ».

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