Ces derniers mois, le nombre de cas de tularémie s’affiche à la hausse en France ! L’ensemble des autorités sanitaires s’en inquiète. Elles souhaitent sensibiliser les populations à risque, en particulier les chasseurs, en leur rappelant les principales mesures de prévention.

Début septembre, 71 cas de tularémie ont été recensés dans l’Hexagone, contre seulement 57 pour toute l’année 2014. Et rappelons que depuis 2003, le nombre de cas s’établit en moyenne à 45 par an. Parmi les régions les plus touchées, citons la Picardie (20 cas) le grand Ouest (18 cas en Pays-de-la-Loire, 9 cas, respectivement en Bretagne, Centre et Poitou-Charentes) et enfin la région Champagne-Ardenne (9 cas).

Infection bactérienne, la tularémie touche principalement les rongeurs, dont les lapins et les lièvres. Elle se transmet à l’homme par simple contact avec l’animal infecté, ou par l’intermédiaire des moustiques, puces et autres tiques. L’incubation dure en moyenne de 3 à 5 jours. La maladie se manifeste d’abord par un gonflement des ganglions axillaires – ceux des aisselles – et par une ulcération du point de pénétration. Ce que l’on appelle la « porte d’entrée » de l’infection. Une forte fièvre apparaît ensuite. Elle est souvent accompagnée de frissons, de douleurs articulaires, de céphalées et de vomissements. Et en l’absence d’un traitement antibiotique rapide, la maladie peut durer entre trois et cinq semaines.

Des gestes de prévention spécifiques aux chasseurs !

Les chasseurs représentent une population fortement exposée au risque de contracter cette maladie. Notamment lors des opérations de dépeçage et d’éviscération du gibier. Les autorités sanitaires leur rappellent ainsi les mesures de prévention suivantes :

  • Porter des vêtements à manches et jambes longues pour les activités en forêt et rechercher les tiques sur la peau à la fin de la journée ;
  • Eviter de chasser des animaux apparemment faibles ou malades en vue de leur consommation ;
  • Penser à porter systématiquement des gants au cours des opérations de dépeçage et d’éviscération du gibier. Il est également nécessaire de nettoyer méticuleusement le couteau en conservant ses gants, puis de se laver soigneusement les mains et les avant-bras.

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