La dénutrition n’est pas uniquement un problème de pays en voie de développement. Elle concerne également la population des pays développés, principalement les personnes âgées. Si, pour contrer ce phénomène, de nombreuses études rappellent l’importance de conserver de bons apports protéiques, une équipe néerlandaise s’est plus particulièrement intéressée à l’impact des protéines de lait.

En vieillissant, il n’est pas rare que la consommation alimentaire diminue, alors que les besoins nutritionnels, eux, augmentent. Les conséquences de la dénutrition chez les personnes âgées sont multiples. Citons notamment la perte de masse musculaire qui conduit rapidement à une dépendance pour les gestes du quotidien. Le cercle vicieux se met alors en marche, faisant la part belle aux chutes, aux états dépressifs, et surtout à la pérennisation d’un déséquilibre alimentaire aggravant la dénutrition déjà présente.

Pour contrer ce processus, plusieurs travaux ont déjà montré l’importance d’une consommation suffisante de protéines. La bonne santé des os, des muscles, des organes en dépend !

Poids corporel et capacités physiques

Des chercheurs de l’Université de Groningen aux Pays-Bas ont conduit une méta-analyse. Leur but : déterminer les effets d’un apport quotidien en protéines laitières (rencontrées dans le lait et ses dérivés), mais aussi d’une supplémentation en vitamine D sur l’état nutritionnel et la condition physique d’adultes de plus de 55 ans. Ainsi ont-ils passé au crible les résultats de 19 études !

Premier résultat, « une supplémentation de 20g de protéines laitières par jour augmente le poids corporel des personnes âgées de 1,13 kilo en moyenne », notent les auteurs. « Un résultat particulièrement vrai chez les plus de 70 ans les moins bien nourris. » Autre observation, concernant la vitamine D cette fois-ci. « Un apport supplémentaire (entre 10 et 25 microgrammes par jour) a permis d’améliorer la condition physique des sujets âgés, comme l’a montré le Test chronométré du lever de chaise (Timed Up and Go). »

Prochaine étape pour les scientifiques, évaluer si la combinaison « protéines laitières + vitamine D » est plus efficace que lorsque chacune des 2 composantes est prise séparément.

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