Une équipe internationale vient de découvrir une hormone susceptible de diviser par trois la prise alimentaire quotidienne !
Cette performance revient au Pr Stephen Bloom de l’Imperial College de Londres, et à son équipe également composée d’Américains et d’Australiens. Ils ont testé l’efficacité d’une hormone appelée PYY3-36 sur… 12 volontaires – ce n’est pas beaucoup mais c’est un début – de poids normal, placés devant un buffet gargantuesque ! Une partie a reçu une injection de cette hormone et les autres, un placebo.

Résultat, les sujets du « groupe PYY3-36 » ont mangé trois fois moins que les autres durant les 24 heures qui ont suivi. Parce que cette hormone, libérée naturellement par les cellules intestinales, signale au cerveau que l’organisme n’a pas faim !

D’après les auteurs, le résultat est suffisamment probant pour la considérer comme un moyen efficace de lutte contre l’obésité. « A partir de ce travail, il peut devenir possible d’identifier les aliments qui entraînent la libération de cette hormone. Il est également envisageable de créer un médicament produisant le même effet que la PYY3-36 », soulignent-ils.

C’est peut-être aller un peu vite en besogne. Toujours est-il que voilà sans doute un travail à suivre de près. Notamment pour le jour où une suite sera réalisée sur une plus large cohorte. Et surtout avec des sujets obèses plutôt qu’avec des volontaires de poids normal…

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