Œufs contaminés : alerte européenne au fipronil

[09 août 2017 - 10h21] [mis à jour le 09 août 2017 à 10h23]

Les insecticides entretiennent leur mauvaise réputation… des traces de fipronil ont en effet été retrouvées le 20 juillet, dans des œufs en Belgique et aux Pays-Bas pour commencer. Les boîtes contaminées ont aujourd’hui traversé les frontières pour atteindre l’Allemagne, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni… et la France.

Depuis l’alerte du 5 août lancée par la Commission européenne, « cinq établissements français d’ovoproduits ont reçu des œufs contaminés par le fipronil, en provenance des Pays-Bas et de la Belgique », notifiait le ministère en charge de l’Agriculture et de l’Alimentation ce mardi 8 août. Ces derniers sont situés dans la Vienne, le Maine et Loire, le Pas-de-Calais, le Nord et le Morbihan. Cette détection de l’insecticide à l’échelle européenne remonte au 20 juillet. Date à laquelle « les autorités belges informaient les Etats membres de la présence de fipronil dans des œufs et de la viande de volaille, au sein de différents ateliers de production de leur pays ».

Des stocks à détruire

Depuis, des millions d’œufs ont été retirés de la vente dans plusieurs pays d’Europe. Ainsi en France, tous les produits dans lesquels des résidus de l’insecticide ont été retrouvés sont sortis du circuit. Et « des enquêtes de traçabilité sont en cours en lien avec les services de l’Etat pour identifier la destination des produits déjà expédiés et susceptibles d’être contaminés ».

Cas particulier dans le Pas-de-Calais : le 28 juillet, un éleveur informait les autorités de l’utilisation du fipronil au sein de son exploitation par un professionnel d’origine belge. Sur ce dossier, « les analyses s’avèrent positives mais aucun œuf issu de cet élevage n’a été mis sur le marché. Ces stocks seront détruits ». Et « des prélèvements ont été réalisés à des fins d’analyse ».

Affaire à suivre : le ministère précise qu’un état précis de l’évolution de la situation sera mis en ligne tous les jours sur le site internet www.agriculture.gouv.fr

A noter : chez les animaux, le fipronil est légalement employé contre les tiques, les puces et les acariens. Chez l’homme, il est clairement interdit. Et sa toxicité est avérée avec « des effets d’irritation des muqueuses oculaires et respiratoires. Il provoque des réactions cutanées d’irritation ainsi que quelques signes neurologiques transitoires », expliquent les spécialistes de l’Institut national de recherche et de sécurité.

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