











Accueil » Médecine » Rhumatologie » Ostéoporose : des fractures qui posent question
Le bureau de l’ASBMR a réuni une Task Force (autrement dit, un groupe de travail) pour évaluer le risque éventuel de fractures associées à ces traitements. Les auteurs ont passé au crible les dossiers de 310 patients présentant une fracture du fémur qualifiée d’ « atypique ». Et dans neuf cas sur dix, les malades étaient traités par biphosphonates, depuis au moins 5 ans. « D’une manière générale, ce type de fracture est très rare puisqu’il représente moins de 1% des fractures de la hanche et du fémur », expliquent les auteurs.
L’étude a fait particulièrement réagir les autorités sanitaires en Amérique du Nord. Aux Etats-Unis, la Food and Drug Adminstration a d’ores et déjà indiqué que l’existence de ce risque allait être ajoutée au Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP).
Santé Canada de son côté poursuit l’examen des données. Dans l’attente des conclusions définitives, le ministère canadien de la Santé rappelle que « les avantages des biphospohonates l’emportent sur les risques lorsqu’ils sont utilisés conformément aux recommandations ».
S’adressant aux patients, il rappelle aussi « qu’une douleur nouvelle ou inhabituelle dans la région de l’aine, de la hanche ou de la cuisse pourrait indiquer une fracture du fémur. Quiconque prend des bisphosphonates et éprouve une telle douleur doit consulter un professionnel de santé. » Un dernier point, “ce dossier est actuellement en cours de discussion au sein de l’Agence européenne du Médicament“, nous a précisé l’Agence française de sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS).
Source : Santé Canada, 14 octobre 2010 - FDA, 13 octobre 2010- Congrès de l’ASBMR, Washington, 14 septembre 2010 - AFSSaPS, 15 octobre 2010
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