D’après la revue américaine Science, les premiers résultats obtenus chez le singe par des chercheurs américains , suisses et français dans le traitement de la maladie de Parkinson au moyen d’un gène médicament sont très encourageants. Les auteurs paraissent si confiants qu’ils envisagent de passer aux essais chez l’homme « d’ici cinq ans ».

Ils ont procédé à l’injection, dans le cerveau des animaux traités, d’un gène stimulant la production de dopamine. Cette substance est ce que l’on appelle un neurotransmetteur, et son déficit est à l’origine de la maladie de Parkinson. Pour véhiculer le gène, pour le faire pénétrer dans les neurones, les auteurs ont utilisé l’enveloppe du virus du SIDA. Et elle seule, retirant ainsi au VIH tout potentiel pathogène.

Des singes âgés chez qui le taux de dopamine est naturellement inférieur à celui des sujets jeunes et d’autres, souffrant d’une maladie de Parkinson provoquée expérimentalement, ont été traités de la sorte. Dans tous les cas, les auteurs ont observé une augmentation de la production de dopamine, suivie d’une nette diminution des symptômes , tant les tremblements que les troubles moteurs.

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