Une équipe INSERM est parvenue à identifier chez la souris le rôle inattendu et réparateur de la testostérone. Cette dernière participerait en effet à la régénération de la gaine de la myéline qui entoure les fibres nerveuses. Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques dans la prise en charge de maladies démyélinisantes, comme la sclérose en plaques.  

La gaine de myéline permet la transmission rapide de l’information entre le cerveau ou la moelle épinière et le reste du corps. La myéline peut être la cible de pathologies dites démyélinisantes, telles que la sclérose en plaques ou de blessures conduisant à sa destruction. Ces pathologies perturbent la transmission nerveuse entraînant des paralysies. Des mécanismes de réparation se mettent alors en place provoquant la régénération de la myéline. Mais ce processus inconstant restait jusqu’alors mystérieux.

L’équipe de l’unité 1195 « Petites molécules de Neuroprotection, Neurorégénération et Remyélinisation » (INSERM/Université Paris-Sud) a tenté de percer ce mystère. Ils ont ainsi mis en évidence le rôle essentiel de l’hormone sexuelle masculine, la testostérone et de son récepteur dans la réparation spontanée de la myéline. » La testostérone favorise la production de myéline par les cellules qui la synthétisent dans le système nerveux central », indique Elisabeth Traiffort, directrice de recherche à l’INSERM.

Les scientifiques ont réussi à montrer chez des souris, qu’en l’absence de testicules, le processus de régénération était ainsi bloqué. « Nos résultats ouvrent la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques contre la sclérose en plaques ».

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