Si vous restez en France cet été, il est parfaitement inutile de vous faire vacciner contre l’encéphalite à tiques. C’est si vrai que les autorités sanitaires ne recommandent pas la vaccination. En revanche si vous avez décidé de passer vos vacances dans les pays d’Europe centrale et de l’Est, l’immunisation est conseillée. Mais pour cet été, il est pratiquement déjà trop tard…

La vaccination comprend en effet l’injection de trois doses successives. Les deux premières espacées de 1 à 3 mois, puis une troisième 5 à 12 mois plus tard. Seule alternative, le schéma de vaccination accéléré : deux injections à 14 jours d’intervalle, puis une troisième neuf mois plus tard.

Toutefois comme le rappelle la Haute autorité de Santé, « pour obtenir une immunité avant le début de la saison d’activité des tiques, c’est-à-dire le printemps, la première et la deuxième injections doivent être pratiquées de préférence en hiver. » Avant toute chose, parlez-en donc à votre médecin traitant !

En réalité, entre 3 et 5 cas d’encéphalites à tiques sont enregistrés chaque année en France. En revanche, protégez-vous plutôt contre la maladie de Lyme qui elle, est à l’origine de 5 500 nouveaux cas par an dans l’Hexagone. Provoquée elle aussi par les morsures de tiques, elle se traduit par une lésion caractéristique : l’érythème chronique migrant. Il s’agit d’une éruption rouge, inflammatoire, centrée au point de piqûre et débutant entre 3 et 30 jours après cette dernière. Faute d’un diagnostic et/ou d’un traitement précoces, la maladie peut avoir des conséquences graves : atteintes articulaires, cutanées, cardiaques, neurologiques notamment.

Or contre la maladie de Lyme, pas de vaccin. La protection mécanique est encore la plus efficace. Vous avez décidé de vous promener en forêt ? Portez des chaussures hautes et fermées, des vêtements bien couvrants, et utilisez un répulsif. Et si vous repérez une trace de morsure, allez voir votre médecin.

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