11 septembre : dix ans après, les premiers cancers…

09 septembre 2011

Les pompiers qui ont travaillé sur les ruines du World Trade Center présenteraient actuellement, un risque de cancer significativement plus élevé que leurs collègues qui n’ont pas été appelés sur les lieux. C’est ce qui ressort de la plus importante étude conduite auprès des pompiers new yorkais après les attentats du 11 septembre 2001.

Les résultats de ce travail, réalisé auprès de 10 000 sauveteurs, étaient attendus avec impatience par des centaines de familles de malades. Il faut en effet savoir que, faute d’études probantes, les cancers ne font pas partie de la liste des maladies couvertes par la loi Zadroga, votée fin 2010 pour assurer une couverture santé aux victimes des attentats.

Publié dans le Lancet, le travail en question a été dirigé par le Dr David Prezant. En plus de ses activités de professeur de médecine au Albert Einstein College of Medicine de New York, il est également le médecin-chef des pompiers de la ville. Avec son équipe, il a donc analysé les dossiers médicaux de 9 853 sauveteurs. Il a comparé l’incidence des cancers parmi les professionnels exposés aux toxiques sur Ground Zero avec celle de deux autres populations : des pompiers non-exposés et un échantillon de la population générale.

Résultats : 263 pompiers qui avaient travaillé sur les ruines du World Trade Center ont développé un cancer dans les 7 ans suivant les attentats. Ce chiffre est plus élevé de 19%, que celui observé parmi les pompiers non-exposés. Et de 10% par rapport à la population générale ! Un chiffre inattendu qui signifie que les pompiers non-exposés présenteraient un risque de cancer moins élevé que la population générale. Pour David Prezant, la différence pourrait venir du niveau d’activité physique plus élevé, et d’une moindre incidence du tabagisme parmi les pompiers professionnels.

Au-delà de ces chiffres, cette étude ne permet toutefois pas d’établir de liens précis entre une exposition à des toxiques sur Ground Zero et le risque spécifique de tel ou tel cancer. Ces résultats ne suffiront sans doute pas à persuader les autorités d’inclure les cancers dans la liste des maladies prises en compte par la loi Zadroga. “Ils ne sont pas définitifs », conclut David Peznat, qui poursuit plus que jamais son travail. Ou devrait-on dire, son combat…

  • Source : The Lancet, 1er septembre 2011 - New York Times, 1er septembre 2011

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