11 septembre : un traumatisme indélébile

09 septembre 2011

Il y a dix ans maintenant que des milliers d’Américains ont perdu la vie dans l’effondrement des tours jumelles de Manhattan, et que d’autres en aussi grand nombre, sont revenus de l’enfer. Pour la plupart, les attentats perpétrés le 11 septembre 2001 sont encore la source d’une souffrance psychologique intense. Ils sont même encore très nombreux à souffrir du syndrome de stress post-traumatique, ou Trouble de stress post-traumatique (TSPT).

Les victimes éprouvent l’impression dramatiquement présente, de revivre continuellement un événement traumatique. Il se manifeste sans arrêt, sous forme de rêves ou de flashs. Un attentat, des violences sexuelles, une catastrophe naturelle ou encore une prise d’otage peuvent en être la cause. Les symptômes du TSPT sont variés et particulièrement handicapants : accès de colère, état d’hypervigilance, troubles de la concentration, pensées suicidaires…

Ceux qui le subissent se retrouvent dans l’incapacité de supporter tout ce qui leur rappelle, de près ou de loin, cet épisode tragique de leur existence. Le TPST peut également s’accompagner de dépression, de troubles somatiques, de phobies et entraîner par exemple, une dérive toxicomaniaque. En fait, de 30% à 80% des personnes atteintes d’un trouble de stress post-traumatique présenteront un épisode dépressif majeur.

Le New York City Department of Health and Mental Hygiene a suivi depuis le 11 septembre 2001, près de 70 000 personnes qui ont fait partie des victimes des attentats du World Trade Center. Cinq ans plus tard, 20% présentaient un TPST contre 14% deux ans après l’acte terroriste. Les taux d’incidence les plus élevés ont été relevés parmi les habitants les plus défavorisés (32%) et au sein de la communauté hispanique (31%).

Selon un travail publié par The Lancet, 9% des policiers présents sur le site des attentats souffrent aujourd’hui encore de ce syndrome. Mais ce dernier touche plus particulièrement les secouristes, puisque près du tiers en sont atteints. Et 28% sont aujourd’hui dépressifs.

Dix ans après l’un des événements les plus traumatisants et les plus barbares de la dernière décennie, des milliers d’Américains conservent des séquelles psychologiques durables. Elles risquent même de les paralyser à vie.

  • Source : New York City Department of Health and Mental Hygiene, 17 août 2011 – The Lancet 1er septembre 2011

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