Grippe A (H1N1) : inquiétante car imprévisible

[19 octobre 2009 - 12h14] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h34]

Le ministère de la Santé va lancer demain mardi la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) dans les établissements de soins français. Cible prioritaire, les professionnels de santé seront donc les premiers vaccinés contre un virus qui suscite plus que jamais l’inquiétude à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Réunis vendredi à Washington DC sous l’égide de l’OMS, une centaine d’experts ont rappelé que la maladie
« évolue sans complications chez la grande majorité des patients, parfois même sans traitement médical ». En revanche, la principale préoccupation concerne les malades – peu nombreux, il faut le préciser – qui « développent des formes sévères ».

Ils sont le plus souvent jeunes et en bonne santé. « Leur état se dégrade en quelques heures pour évoluer vers une pneumonie sévère (…) » indique l’OMS qui précise par ailleurs (et c’est le plus inquiétant) « qu’aucun facteur de risque n’a été clairement identifié chez ces malades. ». Les spécialistes constatent en général que les complications « surviennent 3 à 5 jours après la survenue des premiers symptômes. La dégradation est très rapide, les malades évoluant vers une insuffisance respiratoire en 24 heures ».

Par ailleurs, l’OMS a mis une nouvelle fois en garde les populations considérées comme à risque de complications : les femmes enceintes (particulièrement au cours du 3ème trimestre de grossesse), les enfants de moins de deux ans et les personnes qui souffrent de maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme. Quant au rôle de l’obésité sévère, il n’est pas clairement élucidé. « Des travaux sont en cours pour en savoir davantage ».

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