Accueil » Santé Publique » Amincissement en institut : certaines pratiques autorisées à nouveau

En décembre 2010, la Haute Autorité de Santé (HAS) avait rendu un avis sans équivoque. Elle faisait savoir en effet, aux pouvoirs publics, que « les techniques de lyse adipocytaire non-invasives (et invasives) présentent une suspicion de danger grave pour la santé humaine ». Dès avril 2011, le ministère de la Santé prenait donc un décret interdisant le recours aux techniques de lyse adipocytaire à visée esthétique. Des cas de complications graves,, à type de nécroses ou d’infections, avaient en effet été rapportés.
La démarche des autorités n’était pas dénuée de fondement, puisque « la haute juridiction a confirmé l’interdiction de cinq techniques de lyse adipocytaire qui présentaient un caractère invasif et sont les plus dangereuses ». La Direction générale de la Santé (DGS) n’a pas manqué de faire valoir cet argument, dans un communiqué diffusé le 17 février, en, même temps qu’était diffusée la décision du Conseil d’Etat.
Un retour… provisoire ?
Pour trois des techniques concernées, celles qui sont dites non-invasives, le Conseil d’Etat a jugé que les « éléments justificatifs sur leur dangerosité », ne permettaient pas de les interdire. Ses responsables ont donc annulé l’article 2 du décret du 12 avril 2011.
Pour autant, les effets de cette annulation pourraient n’être que de courte durée. En septembre 2011 en effet, le ministère de la Santé avait saisi la HAS, lui demandant de formuler de nouvelles recommandations dans ce domaine. Celles-ci sont attendues dans le courant du premier semestre 2012. « Elles devraient permettre au ministère de publier un nouveau décret pour prendre les dispositions réglementaires nécessaires en matière de techniques non-invasives », souligne la DGS.
Aller plus loin :
– Lire l’avis de la HAS ;
– Prendre connaissance du décret du 12 avril 2011 ;
– Consulter notre dossier spécial « Cellulite : ce qui reste permis… ».

Source : DGS, 17 février 2012
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