Accueil » Santé Publique » Audioprothèse : la qualité est dans le suivi…

A la suite de plusieurs examens qui permettent de bien évaluer votre audition, le médecin ORL vous a conseillé de recourir à une aide auditive. C’est à partir de ce moment-là qu’intervient l’audioprothésiste. Bien souvent d’ailleurs, c’est votre médecin qui vous aura adressé à lui. Ce dernier va lui aussi procéder à d’autres examens, pour déterminer quelle aide auditive sera la mieux adaptée à votre cas particulier. « La première de nos missions, c’est l’écoute attentive du patient. Nous devons à la fois écouter ses attentes, les comprendre pour pouvoir déterminer ses besoins », explique Hervé Cohen. « Lorsque nous proposons un appareil, ce dernier a subi de nombreux tests de fiabilité chez nous, réalisés par notre Commission technique, comprenant des experts audioprothésistes », tient-il à préciser.
Le suivi du client est central dans l’exercice de son métier. Il doit en effet lui proposer toute une série de prestations, indispensables au bon fonctionnement de son aide auditive dans le temps. Le premier objectif, c’est de lui apprendre à se familiariser avec l’appareil. Comment s’en servir, l’entretenir au quotidien… « Une fois qu’il a pris sa décision, nous nous engageons pour un minimum de 4 ans – ce qui correspond à la durée moyenne d’efficacité d’une aide auditive n.d.l.r. -. Pendant ce temps-là, nous devrons assurer un suivi permanent, trois à quatre fois par an », poursuit Hervé Cohen. Contrôle, nettoyage de l’appareil, réglages… L’ensemble de ces services est bien entendu compris dans le prix d’achat. « Un appareil, c’est un objet de précision, il y a de nombreux points techniques à vérifier régulièrement. Comme les filtres qui peuvent se boucher, et qu’il faut alors nettoyer. Ce sont des gestes techniques hors de portée de l’utilisateur ».
L’accompagnement pourtant, va bien au-delà de ces aspects techniques. « Nous proposons par exemple de soutenir le client dans ses démarches administratives, notamment au niveau de la prise en charge par l’Assurance-maladie, par les mutuelles et les autres organismes. C’est un plus que les personnes âgées apprécient », explique Hervé Cohen. Autre service indispensable, la disponibilité humaine. « Si l’appareil ne fonctionne plus, la personne ne peut pas attendre 15 jours pour son dépannage. C’est pourquoi nous devons être en mesure de répondre au plus vite à ce type d’urgence », conclut-il.

Source : Interview de M. Hervé Cohen, 6 décembre 2011
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