Baisse des ventes de pilules combinées en France

[25 février 2013 - 17h21] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h55]

Depuis la fin 2012, la baisse des ventes des contraceptifs oraux combinés (COC) a baissé de 3,5% en France. Dans un nouvel état des lieux publié ce lundi, l’ANSM apporte de nouveaux éléments sur l’évolution et l’utilisation de ces médicaments. Sur ces deux derniers mois, mais pas seulement.

En 2011, plus de 4,2 millions de femmes prenaient chaque jour une pilule combinée en France. Dans environ 1,4% des cas, il s’agissait d’un contraceptif de première génération. Dans 49,5% des cas, de deuxième génération, dans 33,5% des cas, de troisième génération. Et 15,6% des femmes utilisaient alors un COC de quatrième génération.

Le recours à ces contraceptifs combinés a toutefois fortement évolué depuis la fin de l’année 2012, dans un contexte, faut-il le préciser de forte médiatisation. « Ces changements font suite à la recommandation de l’Agence nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de santé auprès des prescripteurs de privilégier les pilules de 2e génération et à la mise en œuvre du plan d’actions de l’Agence », explique l’ANSM.

Moins 25% pour les 3e et 4e générations

Entre le 7 décembre 2012 et le 25 janvier 2013, la vente des contraceptifs oraux combinés, toutes générations confondues a baissé de 3,5% en France, par rapport à la même période de l’année précédente. Au profit de quelle méthode contraceptive ? Le rapport de l’ANSM ne le dit pas. Mais celle-ci nous précise toutefois qu’elle « considère qu’environ 12 000 femmes de moins ont acheté une pilule contraceptive entre le 18 et le 25 janvier 2013, en comparaison à la même période de l’année précédente (20 au 27 janvier 2012) ».

Dans le détail, « la vente des COC de 3e et 4e générations a diminué d’environ 25 % quand on la compare à la même période de l’année précédente », poursuit l’Agence. « Cette baisse a été simultanément accompagnée d’une hausse de la vente des COC de 2ème génération (de l’ordre de 16 %). (…) Ces données vont continuer à être surveillées avec attention par l’ANSM. Leur mise à jour périodique vise à éclairer de façon rétrospective la réalité de la situation en France et à mesurer de façon prospective l’impact des mesures déjà prises pour prévenir les risques. »

En matière de pharmacovigilance, l’ANSM annonce enfin qu’entre « le 4 et le 31 janvier 2013, période durant laquelle le risque des pilules contraceptives a été fortement médiatisé, 36 nouveaux cas (31 thromboses veineuses et 5 thromboses artérielles) dont 10 étaient survenus il y a plus de 3 mois ainsi que 2 décès, survenus en 1999 et 2012, ont été enregistrés dans la base nationale ».

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