Bébé secoué : une maltraitance souvent fatale

14 septembre 2011

En France chaque année, 200 nourrissons sont victimes du syndrome du bébé secoué. Ce dernier provoque des lésions du système nerveux central graves, et parfois fatales. Entre 10% et 40% des bébés secoués meurent en effet des suites de ce traumatisme. La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande par conséquent, une sensibilisation accrue des jeunes parents et une aide spécifique aux médecins. Ces derniers il est vrai, éprouvent bien souvent des difficultés à repérer cette forme trop mal connue de maltraitance. Car c’est bel et bien de maltraitance qu’il s’agit.

Le cerveau d’un bébé bouge à l’intérieur de la boîte crânienne. Ainsi lorsque le petit est secoué, sa tête se balance rapidement, d’avant en arrière et le cerveau frappe violemment l’intérieur de la boite crânienne. Des vaisseaux sanguins peuvent se déchirer, saigner et entraîner des lésions cérébrales potentiellement irréversibles. « Le syndrome du bébé secoué survient lorsqu’un adulte, confronté à des pleurs qui ne se calment pas secoue un bébé par exaspération ou épuisement. Et dans 7 cas sur 10 il s’agit d’un homme », précise la HAS. Les victimes sont dans la majorité des cas des nourrissons de moins de 6 mois.

Comment réagir face aux pleurs de Bébé ?

La Haute Autorité a publié des documents destinés aux aux médecins. Ils doivent leur permettre de mieux diagnostiquer ce syndrome, et les aider à prévenir les récidives qui surviennent dans plus de 50% des cas. « Les professionnels de santé doivent agir rapidement, en commençant par hospitaliser l’enfant », précise la HAS. « Parallèlement, cette maltraitance doit conduire à établir soit un signalement au Procureur de la République si le diagnostic est certain, hautement probable ou probable. Soit une information préoccupante au président du Conseil général si le diagnostic est possible ».

La HAS insiste enfin sur l’importance d’informer les jeunes parents à la sortie de la maternité, sur les pleurs du nourrisson. Et de leur expliquer qu’ils peuvent en être exaspérés. En soi, ce n’est ni surprenant ni même choquant. En revanche, il est important d’avoir la bonne réaction. Or comme l’explique la HAS, « face à des pleurs prolongés sans cause d’un bébé, le réflexe à avoir est de le coucher sur le dos dans son lit et de quitter la pièce. Se ménager, se protéger, c’est aussi protéger bébé ».

Aller plus loin : regardez la vidéo de la HAS sur le syndrome du bébé secoué.

  • Source : HAS, 13 septembre 2011

Destination Santé
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