Bientôt votre premier marathon ?

[28 mars 2012 - 13h16] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h50]

Un total de 42 kilomètres et 195 mètres : le marathon est la distance mythique, le rêve de bien des sportifs. Si vous êtes dans ce cas, si vous vous apprêtez par exemple à courir votre premier marathon à Paris le 15 avril prochain, notez bien ces conseils. Ils pourraient s’avérer précieux…

Une préparation structurée. Entraîneur du Team Asics Presse et lui-même ancien champion de marathon, Jean-Pierre Monciaux insiste « sur la notion de progressivité dans l’entraînement. Il faut se donner du temps, suivre un plan d’entraînement structuré. C’est très important pour atteindre son objectif, et pour limiter le risque de blessure ».

Le jour J Se retrouver sur la ligne de départ « est déjà un exploit, et une première victoire » poursuit-il. « Cela signifie que vous avez assimilé la préparation, et que vous êtes prêt pour votre défi ». En gros, il ne vous reste plus qu’à parcourir 42,195 km ! « Certes, mais il faut avoir confiance en soi. Evitez les avis alarmistes de ceux qui vous expliquent que leur premier marathon fut un enfer. La cause bien souvent, en incombe à une préparation inadaptée ou une mauvaise gestion de la course ». Bref, soyez positif et « zen ».

Un départ tranquille. Pour franchir la ligne d’arrivée, il vous faudra ménager votre monture. Alors ne démarrez pas vite. Un départ de marathon – surtout celui de Paris qui rassemble 40 000 coureurs – ressemble à une énorme cohue. « N’essayez pas de doubler inutilement, en montant sur les trottoirs et en accélérant. Vous perdrez beaucoup d’énergie, alors qu’elle vous sera bien nécessaire pour accomplir les 10 ou 15 derniers kilomètres. En plus vous vous exposez au risque de chute »

Planquez la montre !C’est pPlus facile à dire qu’à faire… mais Jean-Pierre Monciaux recommande « de courir aux sensations. Le fait d’avoir en permanence le nez sur le chrono peut être un facteur de stress supplémentaire. » Alors, écoutez votre corps.

Le mur des 30 bornes Vous redoutez le « mur du 30e kilomètres » dont vous avez tant entendu parler ? Dans le jargon du coureur, il fait référence à l’énorme coup de fatigue qui au moment de franchir ce fameux 30è kilomètre, rendrait toute progression impossible. Est-ce un mythe ou une réalité ? « A partir d’une heure et demie à deux heures de course, l’effort devient difficile sur le plan musculaire. Cette sensation d’être scotché à la route que certains éprouvent alors, est souvent la conséquence, là encore, d’un départ trop rapide ou d’une préparation inadaptée ».

Un dernier point : buvez abondamment durant les 48 heures précédant l’épreuve – pour constituer des réserves – et pendant la course bien-sûr. « Et surtout, soyez optimiste et zen », insiste Jean-Pierre Monciaux. Vous voilà prêt à connaître le sentiment magique de qui franchit la ligne d’arrivée de son premier marathon…

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