BPCO : n’oubliez pas de souffler

22 février 2011

La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) – une maladie chronique lente et grave des poumons – est à l’origine de 16 000 décès chaque année en France. Elle est souvent dépistée trop tardivement, alors qu’une simple mesure du souffle suffit. Le rôle du médecin généraliste est primordial en la matière.

Le pneumologue en effet, joue un rôle central dans la prise en charge de la BPCO – avec le cardiologue. Mais avant cela, il est bien entendu nécessaire de… diagnostiquer la maladie! A cet égard, médecins généralistes et patients ont toute leur place. « La BPCO est méconnue du grand public, » regrette le Dr Roger Escamilla, pneumologue au CHU de Toulouse. Elle est le plus souvent associée au tabagisme (80% des cas il est vrai), mais « ses symptômes – quand il y en a – sont banalisés par les fumeurs. Ceux-ci pensent qu’il est « normal » d’être essoufflés ou de tousser, puisqu’ils fument ! » Eh bien, pas du tout ! Se réveiller chaque matin en toussant, cracher régulièrement, se sentir essoufflé en montant deux étages ou souffrir de bronchites à répétition… Tous ces signes doivent vous alerter et vous amener à consulter.

« Le médecin généraliste, face à tout fumeur de plus de 40 ans comptabilisant 10 paquets-années, doit penser à une BPCO. Et cela même en l’absence de symptômes, car la maladie se manifeste de manière insidieuse. Il doit alors pratiquer une mesure du souffle » assure le Dr Escamilla. « Au cours d’un bilan de santé, nous testons le taux de cholestérol total, le diabète, la vue, l’ouïe… et trop souvent nous ignorons la mesure du souffle! C’est pourtant la seule façon d’évaluer l’obstruction bronchique. »

Cette mesure est relativement facile à pratiquer : elle consiste simplement à souffler dans un spiromètre. L’appareil calcule le rapport entre l’air expiré en une seconde et le volume total des poumons. En l’absence d’une pathologie obstructive, le patient doit avoir vidé 70% du volume total de ses poumons en une seconde. Et cela, ça ne se mesure pas « au pifomètre »…

  • Source : interview Dr Roger Escamilla, 9 février 2011 - Congrès de Pneumologie de Langue française, 30 janvier 2011, Lille

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