Ces cellules immunitaires qui s’autodétruisent

13 février 2015

Des scientifiques du CNRS ont réussi à démontrer que certaines cellules immunitaires avaient la capacité de s’autodétruire. Ce phénomène pourrait d’ailleurs expliquer des réactions immunes très violentes et le déclenchement d’allergies. Explications.

L’immunité repose en partie sur des cellules, les lymphocytes B. Elles portent ou sécrètent des « armes » anti bactériennes ou antivirales : immunoglobines ou anticorps. Si ces derniers nous protègent, ils peuvent aussi se retourner contre nous. C’est le cas pour les plus efficaces des anticorps, les IgE.

Afin de comprendre le mécanisme de fonctionnement des IgE, les chercheurs ont tout d’abord contraint, par génie génétique, des cellules à produire ces anticorps en grand nombre. Dans cette configuration, les lymphocytes B se figent, s’arrondissent et deviennent incapables de se déplacer. Les scientifiques ont également observé que les lymphocytes B activaient plusieurs mécanismes d’apoptose. Autrement dit la mort programmée des cellules.

Les chercheurs souhaitent désormais explorer les différentes voies moléculaires de cette autodestruction. Elles sont en effet autant de nouvelles cibles thérapeutiques pour contrer les allergies. Mais pas seulement. Elles pourraient aussi s’avérer utile dans la prise en charge des lymphomes.

  • Source : CNRS, 10 février 2015

  • Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : Dominique Salomon

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