Bonne nouvelle pour la chirurgie réparatrice ! Une équipe du CNRS vient de mettre au point une technique permettant de recoller deux morceaux de peau – ou d’organes – ayant subi une incision ou une lésion profonde. Et ceci grâce aux nanoparticules !

Mise au point par l’équipe du Dr Ludwik Leibler, cette nouvelle technique a été dévoilée le 11 décembre sur le site Nature. L’ingrédient phare ? Les nanoparticules, ces toutes petites molécules entrées dans le monde de la médecine

Comme un liant

Le principe est simple : répartir une texture composée de nanoparticules entre deux tissus différents, afin d’obtenir une adhésion très résistante. « Les nanoparticules se lient aux molécules du tissu, un phénomène appelé adsorption ». Résultat : les deux extrémités des tissus se rejoignent et gagnent en solidité. Pour le prouver l’équipe du Dr Ludwik s’est exercée sur de vrais organes, « en recollant grâce à cette lotion deux morceaux de foie de veau préalablement coupés au scalpel ».

Les gels sont dans la nature …

Dans le domaine de la chirurgie, « aucune méthode ne s’avérait jusqu’à présent totalement satisfaisante pour obtenir l’adhésion entre deux tissus biologiques », précise le Dr Ludwik Leibler dans un communiqué. Mais les progrès de la science se confirment avec cette méthode qui pourrait favoriser la cicatrisation de la peau. Mais aussi déboucher sur le développement de pansements, de patchs ou d’hydrogels en cas de lésions cutanées profondes.

Et les espoirs de cette solution miracle ne se limitent pas à la seule chirurgie ! Car les propriétés adhésives du produit valent pour les gels retrouvés dans la gélatine alimentaire, les lentilles de contact, la partie absorbante des couches culotte ou encore dans certaines prothèses mammaires », ajoutent également les chercheurs.

Ecrit par : Laura Bourgault – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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