Accueil » Santé Publique » Démographie médicale : la crise du libéral

« L’activité libérale reste peu attractive pour les nouvelles générations de médecins » souligne le CNOM, qui a présenté hier la cinquième édition de son Atlas de la démographie médicale. A noter que sur les 506 médecins qui ont opté pour une activité libérale, 116, soit 23% se sont installés en milieu rural. Pour le Conseil, il s’agit là d’une bonne nouvelle et même d’une « tendance qui vient contrer certaines idées reçues sur les réticences des jeunes médecins à s’installer en rural ».
En revanche, ses représentants s’inquiètent de « l’évolution problématique du nombre de médecins dévissant leur plaque avant l’âge de la retraite ». Au total, ils ont été plus de 900 dans ce cas en 2010, « alors qu’ils exerçaient leur profession en activité régulière depuis près de vingt ans, majoritairement au sein de grandes métropoles françaises ».
L’afflux des médecins étrangers
Près d’un sur deux travaillait en libéral. « Des tâches administratives et des charges financières trop lourdes, un temps de travail journalier important et difficilement compatible avec une vie familiale sont autant de motifs qui ont incité ces médecins à prendre cette décision. Cette tendance contribue un peu plus à diminuer l’offre de soins libérale », déplore le Conseil de l’Ordre.
Cet Atlas de la démographie met enfin l’accent sur « l’afflux de médecins étrangers dans les zones rurales françaises ». Environ un quart des praticiens nouvellement inscrits en 2010 ont obtenu leur diplôme hors de France. Ils se sont majoritairement installés dans des régions à faible densité médicale, comme la Picardie ou Champagne Ardenne. A noter que le département le plus emblématique de cette situation est l’Yonne. En 2010, tous les médecins qui s’y sont installés avaient obtenu leur diplôme hors de France.

Source : CNOM, 14 juin 2011
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