Accueil » Santé Publique » Des jouets pas si sûrs

Le trouble-fête, c’est l’association UFC-Que choisir, qui rend public aujourd’hui les tests qu’elle a menés sur une trentaine de jouets parmi les plus emblématiques. Objectif : vérifier qu’ils ne présentent pas de danger pour les moins de trois ans. Eh bien c’est raté : treize d’entre eux ont échoué au test. Parmi eux, la très emblématique Sophie la Girafe® et le doudou Oui-Oui…
La sécurité des jouets dédiés aux enfants en bas-âge est en effet, un sujet majeur. La bonne nouvelle qui ressort du travail de l’UFC-Que choisir, c’est l’absence des principaux toxiques visés par la réglementation. Aucun des jouets en question ne renferme de phtalates, de formaldéhyde, ni de colorants azoïques. En revanche, des substituts aux phtalates sont retrouvés sur 20% des jouets en plastique testés, alors qu’ils n’ont pas encore été évalués sur le plan toxicologique.
Oui-Oui et Sophie sur le banc des accusés
Des substances potentiellement cancérogènes ont également été retrouvées dans 13 jouets sur 30, soit pratiquement une fois sur deux. Le doudou Oui-Oui® de Lansay par exemple, contient du chrysène et du naphtalène. Deux substances considérées comme des cancérogènes probables ou possibles. Carton rouge aussi pour Sophie la Girafe®, compagne fétiche des tout-petits. En fait, elle renferme des précurseurs de la nitrosamine. Or son utilisation est interdite dans les objets qui sont appelés à être portés à la bouche. C’est évidemment le cas des tétines, mais les jouets destinés au premier âge devraient y être ajoutés.
C’est le cas en Allemagne, dont les autorités ont étendu la législation concernant les tétines et sucettes aux jouets destinés aux enfants de moins de trois ans. Ce n’est pas encore le cas en France et la Commission européenne, qui vient de lancer sa propre campagne en faveur de la sécurité des jouets, devra considérer l’harmonisation des règlements comme un impératif.
Par ailleurs, l’UFC-Que Choisir a saisi l’ANSES « aux fins de procéder à une évaluation toxicologique des deux sustituts aux phtalates dans les jouets testés». En attendant, le Père Noël doit sortir de l’impasse.
Comment l’y aider ? En lui rappelant ces quelques conseils :
– Lisez les étiquettes avec attention et attachez-vous à choisir un jouet correspondant à l’âge de l’enfant ;
– Soyez vigilants quant à la provenance du jouet que vous achetez. Vérifiez systématiquement qu’il est porteur du label européen (marquage CE). Ce dernier en effet, certifie que le jouet respecte l’ensemble des règles de sécurité applicables dans les pays de l’Union européenne. ;
– Enfin, prenez le temps de lire et suivez toujours les instructions d’utilisation.

Source : UFC- Que Choisir, le 30 novembre 2011
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