Accueil » Santé Publique » Et vous, où en êtes-vous avec l’alcool ?

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a précisément classifié le niveau de risque lié à chaque profil de consommation d’alcool. Sachant que, tous les ans, en France, ce dernier est responsable de plus de 45 000 décès, il est intéressant de connaître sa situation personnelle en termes de risque !
Tout en bas de l’échelle des risques, il y a d’abord « le non-usage ». Encore l’OMS distingue-t-elle l’abstinent primaire – celui qui n’a jamais bu – de l’abstinent secondaire défini comme un ancien consommateur qui ne touche plus à l’alcool. Près d’un Français sur dix serait aujourd’hui dans cette catégorie.
Ensuite, l’usage à faible risque est lié à une consommation quotidienne inférieure ou égale à trois unités standards pour les hommes et deux unités pour les femmes, avec au moins une journée d’abstinence par semaine. Une journée dont l’importance est fondamentale. Elle permet en effet de ne pas tomber dans les rituels et les habitudes comportementales. Cette fréquence de consommation est celle que recommande l’OMS. Elle concernerait entre 64% et 71% des Français. Finalement, ce n’est pas si mal d’ailleurs…
Un cran au-dessus, l’usage à risque touche environ 16% de la population. Il se caractérise par le non-respect de la journée d’abstinence et/ou par une consommation supérieure à celle recommandée par l’OMS. Enfin pour certaines personnes, même si les doses absorbées restent raisonnables, elles peuvent s’avérer dangereuses. C’est le cas des femmes enceintes, des malades sous traitement et de ceux qui souffrent de maladies qui les rendent particulièrement vulnérables. C’est le cas des hépatiques, diabétiques, épileptiques ou hypertendus. Sans oublier les professionnels qui exercent des métiers à risque ou qui simplement, conduisent des véhicules ou des machines dangereuses.
Quant à l’usage nocif (6% à 7% des Français), il se rapporte à toute pathologie liée à l’alcool qu’elle soit sociale, psychologique ou somatique : gastrite, hépatite, pancréatite, dépression… Tant que le patient n’a pas atteint le stade de la dépendance, il reste accessible à des conseils simples et peut modifier son comportement. La dépendance justement, s’installe dès lors que la personne a perdu la liberté de s’abstenir. A ce stade, il s’agit bien d’une maladie qui nécessite des soins. Et 2,4 millions de Français sont dans ce cas.

Source : OMS, Le Bulletin de l’Ordre des médecins, - N°3 – Mars 2007
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