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Une mode passagère ? Une tendance de fond ? Le gooning correspond à masturbation prolongée… qui ne se termine pas par un orgasme, en arrêtant de se caresser juste avant d’arriver à l’extase. Il s’agit ainsi de se masturber longuement jusqu’à induire semble-t-il un état de béatitude quasi hypnotique, voire de transe…
Sa popularité est notamment mesurée à travers les requêtes effectuées sur les moteurs de recherche. Avec des données selon lesquelles le terme serait tapé plus de 320 000 fois par mois sur l’un d’entre eux, aux Etats-Unis. Soit une croissance forte depuis son émergence numérique durant la crise sanitaire. En France, les chiffres apparaissent encore très éloignés mais s’ils ne traduisent pas forcément une augmentation de la pratique, ils témoignent au moins d’une curiosité accrue. Par ailleurs, des communautés se sont également formées sur certains réseaux sociaux.
Bien sûr, même s’il est volontiers question de masturbation et d’éjaculation, le gooning ne concerne pas exclusivement le sexe masculin. Cette quête de plaisir concerne aussi la gent féminine. Les gooners, comme sont appelés les adeptes, apparaissent notamment trouver l’excitation à travers des contenus vidéos explicites, qu’ils peuvent regarder durant des heures. Ou encore lors de séances privées, en… présentiel ou en distanciel via un outil de visioconférence !
Le gooning consiste donc à découvrir une nouvelle facette du plaisir sexuel, qui ne soit pas liées directement à l’orgasme. En prolongeant ainsi et en maitrisant la masturbation sans rechercher l’éjaculation, l’enjeu demeurerait aussi de mieux se connecter à son propre corps – sa respiration, ses sensations, ses fantasmes…- et à sa sexualité. Sur fond de maîtrise et donc de quête de ce sentiment de béatitude qu’il est censé déclencher.

Source : www.clips4sale.com - https://bircheshealth.com. Sites consultés le 9 mars 2026

Ecrit par : David Picot - Edité par Emmanuel Ducreuzet
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