Le sport, c’est bon pour le corps… mais aussi pour la tête. Des chercheurs suédois viennent ainsi de montrer que les femmes physiquement très actives entre 45 et 65 ans présentaient des risques moindres de développer une démence plus tard dans leur vie. Et ce comparé à celles qui ne bougent que modérément.

Grâce à des niveaux d’activité physique élevés, la survenue d’une démence pourrait être retardée de plus de 10 ans ! Pour parvenir à ce résultat encourageant, des chercheurs de l’Université de Göteborg (Suède) ont suivi 191 femmes âgées en moyenne de 50 ans. Grâce à un test sur vélo d’appartement, ils ont pu établir le profil sportif de chaque participante. Ainsi, 40 avaient un niveau élevé, 92, un niveau moyen et 59 présentaient un faible niveau.

Après 44 ans de suivi, 44 femmes ont développé une démence. Dans le détail : 5% du groupe des plus sportives, 25% des « moyennement actives », 32% des « peu sportives » et 45% de celles qui, à l’époque, n’étaient pas parvenues au bout du test sur 2 roues.

11 ans plus tard

Selon les auteurs, lorsque les femmes « très en forme » ont développé la maladie, elles ont été touchées en moyenne 11 ans après celles qui ne bougeaient que modérément.

Sans donner d’explication définitive, les chercheurs avancent le rôle d’une bonne santé cardiovasculaire. En effet, celles qui ont abandonné le test étaient aussi les plus touchées.

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